Faster, Pussycat Kill ! Kill !

Russ Meyer

  • 1965
  • 01 : 23
  • Noir et blanc
  • numérique 2K
Tura Satana, Haji, Lori Williams, Ray Barlow

Emmenées par Varla, trois jeunes femmes partent pour une virée en voiture de course. Elles croisent sur leur chemin un jeune couple naïf que Varla n'hésite pas à provoquer.

Séance suivie d'une discution avec Nicolas Winding Refn

" « De mon point de vue, le meilleur exemple de violence sexuelle déchaînée et fétichiste au cinéma. » (Nicolas Winding Refn)

Cinéaste indépendant qui a tout au long de sa carrière tourné, monté, produit ses propres films, Russ Meyer est considéré comme un « auteur » majeur du cinéma bis. Ayant influencé Andy Warhol et John Waters, qui le considérait comme « l'Eisenstein du sex film », il emploie souvent les mêmes motifs qui s'apparentent à la bande dessinée : femmes voluptueuses plus grandes que nature face à des hommes idiots, infirmes et/ou pervers. Faster, Pussycat! Kill! Kill! est réalisé sur le même modèle que son précédent film (Motorpsycho) qui mettait en scène trois motards dans une traversée meurtrière du désert californien. Meyer a l'idée de remplacer son casting d'hommes par des femmes. Par le biais du divertissement, le cinéaste dépeint, selon Jean-Pierre Jackson, une Amérique « marginale, rurale et retardée ». Les premières images du film proposent un montage rapide sur le déhanché des trois héroïnes filmées en contre-plongée face aux visages grimaçants et ivres des hommes de l'assistance. Les trois stripteaseuses sont ensuite propulsées dans le désert Mojave au volant de bolides lancés à toute allure. Le film, devenu un classique du genre, a la particularité de montrer des femmes féroces, capables d'anéantir des hommes à mains nues. Il révèle Tura Satana interprétant le rôle de Varla, grande brune plantureuse au regard assassin. Tournant dans un noir et blanc qui magnifie la poussière du désert de Californie, le cinéaste impose son style entremêlant habilement une fascination pour ses sujets, des répliques humoristiques et un propos mettant en avant une égalité des sexes reposant sur un même degré de cruauté." Sarah Ohana, La Cinémathèque Française