Les Amants crucifiés

Chikamatsu Monogatari

Kenji Mizoguchi

  • 1954
  • 01 : 42
  • Noir et blanc
  • numérique 2K
Kasuo Hasegawa, Kyôko Kagawa, Eitaro Shindo.

A Kyoto au XVIIIème siècle, l’épouse de l’imprimeur du Palais impérial et l’employé de ce dernier sont obligés de fuir ensemble et s’éprennent l’un de l’autre, malgré la différence de classe…

Une histoire d’amour pathétique qui ne serait qu’une tragédie banale si Mizoguchi n’en approfondissait la signification et s’il n’en rehaussait la beauté par une mise en scène inspirée, simple et vigoureuse qui élève ce drame au niveau de la tragédie antique. Ici la soumission des anciens au destin inexorable se transforme de manière très moderne en revendication de la libération humaine, et le cinéaste se révèle comme une sorte d’égal, de contemporain, dans l’éternité d’un Goethe ou d’un Shakespeare, comme l’écrit Jacques Lourcelles (Dictionnaire du Cinéma). Lion d’Argent au Festival de Venise 1955, Les Amants crucifiés reste un des sommets de l’art de Mizoguchi.