L’Impératrice Yang Kwei Fei

Yôkihi

Kenji Mizoguchi

  • 1955
  • 01 : 35
  • Couleurs
  • numérique 2K
Masayuki Mori, Machiko Kyô, Sô Yamamura

La Chine au VIIIème siècle, à l'apogée de la dynastie des Tang. L'Empereur Hsuan Tsung, qui ne parvient pas à se consoler de la perte de son épouse, se consacre à la pratique de la musique et délaisse les charges de l'État. Son entourage tente de le distraire en lui présentant, en vain, les plus belles filles du pays. Le général An Lu-Shan, amateur de femmes et assoiffé de pouvoir, remarque alors la grande beauté d'une simple servante, Yang Kwei-Fei, et la présente à l'Empereur. Celui-ci est rapidement séduit et goûte avec Kwei-Fei aux bonheurs de l'amour. Mais la famille Yang, introduite à la cour, profite abusivement de ses privilèges et s'attire la haine du peuple…

LION D'ARGENT FESTIVAL DE VENISE 1955

Admirable poème d'amour, empreint d'une noblesse, d'une grandeur et d'une douceur peu commune, L'Impératrice Yang Kwei-Fei est autant une méditation sur la vanité des pouvoirs et des richesses qu'une observation calme des passions humaines, des tumultes et des désordres qu'elles entraînent. Mais c'est aussi le plus beau film en couleurs qu'on puisse voir : sombrement violentes, fortement contrastées ou subtilement nuancées, les tonalités du film possèdent une splendeur extraordinaire. Son style élégant et vivant en fait l'œuvre la plus représentative de la période classique de Mizoguchi.

« Il faudrait pour parler convenablement de L’Impératrice Yang-Kwei Fei mobiliser tout un arsenal de comparaisons musicales. Si Yang Kwei-Fei peut évoquer la Bérénice de Racine par son déchirement élégiaque, Cinna ou Nicomède de Corneille par l’ampleur des intérêts en jeu, Richard II de Shakespeare par le rôle du personnage impérial, c’est finalement avec Mozart que s’impose le rapprochement en raison d’une suavité de modulation sans pareille, servie par une mise en scène et une couleur d’une incomparable délicatesse. »
Jean Domarchi – Les Cahiers du Cinéma

« Un des derniers films de Mizoguchi et son premier en couleurs. Cette couleur, qu’il considérait comme un élément superficiel, donne ici tout son sens à l’image. Neutre et glacée quand l’empereur médite, irréelle quand il s’amuse, elle devient somptueux clair-obscur quand la réalité se venge. »
Fabienne Pascaud – Télérama

« Ce premier film en couleurs de Mizoguchi est un chef-d’œuvre : somptuosité des décors et des costumes ; beauté de Machiko Kyo qui se transforme en souvenir meublant la solitude d’un empereur destitué et vieilli.» Olivier Gamble – Le Guide des Films

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Salle Audrey

Lundi
13 H 30

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