Madame de…

Max Ophuls

  • 1953
  • 01 : 40
  • Noir et blanc
  • numérique 2K
Danielle Darrieux, Charles Boyer, Vittorio De Sica

Afin de rembourser une dette de jeu, une jeune femme vend une paire de boucles d’oreille offerte par son mari, celui-ci en étant aussitôt informé par le bijoutier. Mais son amant rachète le bijou et le lui offre. Les boucles d’oreille réapparaissent donc. Un tour de passe-passe qui entraîne un jeu de la vérité et des sentiments.

Une sublime adaptation de la grande Louise de Vilmorin. A noter pour la petite histoire, que Madame de dépose en offrande sur l’autel de Sainte Geneviève le fameux bijou afin de sauver son amant dans le duel qui l’oppose à son mari. Et cet autel existe toujours tout près de la Filmothèque, dans l’élise Saint-Etienne du Mont.
“Toute la force de l'œuvre filmée procède de sa technique. Max Ophuls y reprend et développe les thèmes de l'amour impossible qui étaient déjà au centre de deux de ses meilleurs films : Liebelei (Allemagne, 1933) et Lettre d'une inconnue (États-Unis, 1948). Certaines séquences (la valse qui n'en finit pas, le duel) se répètent presque identiquement d'un film à l'autre. Mais jamais l'impulsion romantique n'avait atteint ce point de stridence. L'élégante virtuosité de la caméra (chaque mouvement d'appareil traduit un élan du cœur, un sursaut ou une crispation du sentiment), la finesse du dialogue, la somptuosité du cadre, le raffinement de la musique, une interprétation de premier ordre (entre deux acteurs parfaits, Danielle Darrieux rayonne de féminité et de passion contenue), tout concourt à la perfection harmonique d'une œuvre sans faille.” (Encyclopédie Larousse).