Fond de couleur
La Peau douce et Balzac

La Peau douce et Balzac

Rencontre

Samedi 17 février à 16h, projection exceptionnelle de LA PEAU DOUCE de François Truffaut à l'initiative de La Société des Amis d’Honoré de Balzac et de la Maison de Balzac, suivie d'un débat animé par Anne-Marie Baron.
Présidente de la Société des Amis d’Honoré de Balzac et de la Maison de Balzac, critique de cinéma, Anne-Marie Baron est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Balzac, notamment : « Honoré de Balzac à 20 ans » (Ed. Au diable Vauvert) et « Balzac occulte » (Ed. L’Âge d’homme).

« La Peau douce est à la fois l'un des plus beaux films de François Truffaut et l'un des moins vus. C'est en tout cas celui où il a le mieux appliqué dans sa propre pratique de cinéaste le principe qu'il avait relevé chez Hitchcock : "Filmer les scènes d'amour comme des scènes de meurtres et les meurtres comme des scènes d'amour."

Reprenant la situation vaudevillesque mettant aux prises un homme, son épouse et sa maîtresse, Truffaut filme cette histoire de passion brève et violente comme un thriller du quotidien, un déséquilibre dans une existence bourgeoise bien ordonnée, en s'attachant particulièrement aux détails et à la façon dont ceux-ci sont amplifiés dans l'imagination de Lachenay, son héros coupable et terrorisé. 

Cet intellectuel parisien a la particularité d'être un spécialiste de Balzac, et d'aller faire une conférence sur lui à Reims, où il emmène sa maîtresse. On pourrait dire que se lit en filigrane dans cette intrigue emblématique une véritable physiologie du mariage et de l'adultère. Truffaut a dit qu'il racontait l'histoire de ses parents. En réalité il adopte à la fois le point de vue de cet homme lâche, incapable d'assumer une histoire qui le dépasse et celui de l'enfant mal aimé qu'il a été, témoin d'une véritable scène primitive. Peau douce ou peau de chagrin? » Anne-Marie Baron

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