Les Ascensions d’Herzog : La soufrière + La montagne lumineuse

La Soufrière – Warten auf eine ausweichliche Katastrophe / Gasherbrum – Der Leuchtende Berg

Werner Herzog

  • 1977
  • 01 : 15
  • Couleurs
  • numérique 2K
Reinhold Messner, Hans Kammerlander

> Le volcan la Soufrière, en Guadeloupe, donne tous les signes d'une éruption prochaine et la région a été totale-ment évacuée. Werner Herzog et ses deux opérateurs se rendent sur l'île, alors que l'éruption peut survenir à tout moment. Ils y découvrent une ville fantôme, et tentent d'ap-procher le cratère mais sans succès.

>Les alpinistes Rheinhold Messner et Hans Kammerlander veulent accomplir l'ascension encore jamais réalisée des sommets Gasherbrum I et II dans l'Himalaya. Werner Herzog accompagne les deux hommes dans l'aventure, pour comprendre leur motivation. Dans leur camp établi en altitude, les deux alpinistes se confient devant la caméra. Messner s'exprime sur son rapport au danger et à la mort, calme et déterminé, et confie qu'il a perdu son frère lors d'une précédente ascension. Le jour du départ, Messner et Kammerlander emportent une petite caméra 8 mm pour tourner eux-mêmes les images de leur exploit. Ils reviennent sains et saufs. Messner et Herzog découvrent qu'ils par-tagent le même rêve: avancer jusqu'au bout du monde sans jamais se retourner.

"Dans La Soufrière (1976), il s'approche de ce volcan de la Guadeloupe au moment où son explosion, d'ampleur nucléaire, menace. La ville de Basse-Terre a été évacuée, on n'y voit que des chiens qui rôdent ou des chiens crevés. Filmant ces images dignes d'une superproduction de science-fiction, Herzog semble le « dernier des hommes », prêt à faire face à la fin du monde avec sa caméra. Et puis le volcan n'explose pas et le cinéaste se retrouve auteur, selon ses mots savoureux, d'« un film sur une catastrophe inévitable qui n'a pas eu lieu »...

Dans Gasherbrum, la montagne lumineuse (1984), il s'approche cette fois de l'Himalaya, en compagnie de l'alpiniste Reinhold Messner. Un homme de défis en qui il se reconnaît. Tous deux évoquent le même idéal : marcher jusqu'au bout du monde. Exploit physique et visions métaphysiques se confondent. Lorsque Messner parle de son rapport aux formes des sommets, aux lignes des parois rocheuses, Herzog filme un possédé qui fait de la montagne une expérience esthétique, comme lui fait du cinéma un art qui repousse les limites. Une folie inquiétante passe dans ces documentaires. Mais aussi le frisson d'une confrontation au monde, exaltante." Frédéric Strauss, Télérama





Bande annonce : https://vimeo.com/108994655