L’Intendant Sansho

Sanshô dayû

Kenji Mizoguchi

  • 1954
  • 02 : 05
  • Noir et blanc
  • numérique 2K
Kinuyo Tanaka, Kyôko Kagawa, Eitarô Shindô

Le Japon du XIème siècle. Un gouverneur de province est exilé pour avoir défendu les paysans contre les autorités féodales. Quelques années plus tard, sa femme Tamaki, sa fille Anju et son fils Zushio sont kidnappés en cherchant à le rejoindre. Tamaki est déportée sur une île, alors que les enfants sont jetés dans un camp d esclaves commandé par l’impitoyable intendant Sansho. Dix ans plus tard, Zushio, amer, a oublié les idéaux de compassion de son père mais Anju l’exhorte à ne pas devenir comme Sansho. Anju apprend alors que leur mère pourrait être vivante, et elle prépare un plan d’évasion pour Zushio...

« Une des œuvres majeures du grand cinéaste Mizoguchi. Par-delà les tragédies individuelles et collectives, ce film constitue un véritable poème cinématographique où les vertus humaines chères au cinéaste, le courage, la tolérance, la justice et la dignité se trouvent exaltées dans une forme dont la finesse et la subtilité demeurent bouleversantes. Il y a dans L’Intendant Sansho, comme dans tous les grands films de Mizoguchi, une spiritualité immanente à la réalité des êtres et des choses, de sorte que la mise en scène se fait liturgie.» Michel Marmin – Le Figaro

« Poème barbare, et pourtant d'une délicatesse triomphante, film dur et brutal, et pourtant d'une étonnante douceur dans la dureté et dans la brutalité, L'Intendant Sansho ouvre sans cesse des perspectives mystérieuses, que la perfection de ses images, le raffinement de leur composition, et la franchise de leurs traits, accusent encore plus profondément. C'est un film dans lequel on s'enfonce, comme dans un tableau de primitif ; c'est un film où la profondeur de champ et le bercement d'une caméra attentive au malheur des hommes et à l'innocence de l'univers qui les porte prennent une valeur royale ; c'est un des films les plus purs que nous ait donnés le cinéma. »
Pierre Marcabru – Combat

« Moins connu que Les Contes de la lune vague après la pluie, mais aussi beau plastiquement et aussi profond dans son analyse du Japon médiéval, où les individus pouvaient être traités comme des animaux par les brigands et les puissants. Comme toujours chez Mizoguchi, les femmes, touchées par la souffrance et la mort, sont déterminantes. Les plans-séquences et la construction mélodique de l’intrigue s’accordent idéalement avec le jeu des interprètes. Très grand film. »
Jacques Siclier – Télérama

« On retrouve dans ce film les trois éléments qui caractérisent le génie de Mizoguchi : sa maîtrise du récit cinématographique, ses admirables intuitions poétiques, la sensibilité quasi féminine du regard qu’il pose sur ses personnages. Tout est beau, tout est noble, dans ce film à la fois si éloigné et si proche de nous. » Jean de Baroncelli – Le Monde

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Salle Audrey

Vendredi
13 H 30

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